La saison s'achève sur un goût d'inachevé. Après des playoffs passionnants à l'Est et une équipe des
Lakers au rendez-vous à l'Ouest, nous aurions aimé goûter une
finale plus disputée. Nous y avons certes pu admirer l'aura jordanesque de
Bryant, prendre acte de l'émergence de
Piétrus ou saluer l'expérience affichée par
Fisher, mais quand même, la performance offensive de
Dwight Howard, l'irrégularité de
Turkoglù et
Lewis, le manque d'expérience
de
Lee, l'absence d'un meneur digne des
NBA Finals, jamais les
Magics donnèrent véritablement le sentiment de maîtriser leur sujet.
Certes, Face à eux, une machine à gagner les playoffs se dressaient sur leur chemin.
En effet, cette rotation, vierge de toute consécration, s'était imposée comme favorite dès le début de la saison. Position qu'elle partageait avec
Cleveland, très performante cette
année, ainsi que les
Celtics, champions l'an passée, même si l'on pouvait déjà y sentir certaines éffluves précadavérique. Comme je l'avais souligné par le passé, les
Celtics ont bradé leur avenir pour du court terme. L'explosion de
Rondo en Playoffs (16.9pts, 9.7rbds, 9.8pdec et 2.5int par match en 14 rencontres, ça laisse
rêveur, surtout si l'on considère le gabarit du jeune homme 1.85m pour 78kg. Je n'avais personnellement jamais assisté à cela.), les performances de
Glenn Davis adouciront sans
doute peu le goût amère que doivent ressentir
Garnett (surtout lui, impuissant sur le banc) et consort.
Mais revenons sur ces
Lakers; Finalistes l'an passée, premiers de la conférence à la fin de la saison régulière, impitoyables durant l'ensemble des Playoffs, avec un grand joueur à
leur tête, ces
Lakers avaient une vraie gueule de Champion. Je regrette juste que leur Outsider ne fûsse pas plus en réussite, moins respectueux, peut-être. En vérité je
regrette surtout de ne pas avoir vu un
Dwight Howard au niveau d'un
Shaq, d'un
Duncan ou d'un
Olajuwon en finale. D'un autre
côté, on ne peut guerre en vouloir à un môme de 23 ans de ne pas avoir su se farcir
Bynum,
Gasol et
Odom à la fois. Ce trio d'intérieur n'a tout
simplement pas d'équivalent dans la grande ligue.
Enfin bref, comme je l'insinuais plus haut, dès la fin du Game 1, la finale paraissait jouée et un
MVP des Finales se démarquait.
A présent, cap vers la prochaine étape, avant une nouvelle saison : les fins de contrats et la Draft.
Et justement, que viens-je de lire sur le site du
Figaro? On nous y apprend que
Turkoglù signerait pour un contrat
au moins équivalent à celui de
Lewis, lequel, d'un montant de 118 millions de dollars pour six ans, fut signé en 2007. Très sincèrement, je n'y crois absolument pas. Je dirais même qu'une certaine suspicion
s'empare de moi, y a t'il véritablement un travail journalistique derrière cette annonce, j'en doute. Premièrement,
Lewis a signé ce contrat à l'aube de ses 28 ans,
Turkoglù en a déjà 30 (dans la vie d'un sportif ça compte). La réputation de
Lewis, à cette époque était supérieure à celle de
Turkoglù cette
année et ce, malgré les deux superbes saisons qu'il vient d'accomplir (surtout la saison 2007/2008 durant laquelle il tourna à 19.5pts, 5.7rbds et 5.0pdec par match) .
Lewis était LE Free Agent à attirer, à l'époque. Il sortait d'une saison à plus de 22pts par match avec les Sonics, la situation était singulièrement différente.
Turkoglù fait déjà partie du club, alors la direction des
Magics pourra jouer sur la corde sensible. Quoi qu'il en soit, je suis prêt à parier mon slip favori
qu'on ne signe pas un joueur de sa condition pour une somme pareille, et certainement pas pour une si longue durée. En revanche il est certain qu'il peut espérer se rapprocher des dix millions de
dollars par saison.

Ai lu aussi la polémique instaurée par
Jennings à l'encontre
de
Rubio. Celui-ci se dit tout simplement meilleur que le plus gros prospect de l'histoire du basket européen. Il dit en substance que
Rubio est largement surcôté,
qu'il a un meilleur shoot que lui et que s'ils passaient des tests ensembles dans un Workout (à Sacramento a-t-il précisé) avec d'autres prospects américains,
Rubio ne
serait pas le meilleur.
Ce qu'il est drôle ce
Jennings, quel "rageux" oserais-je prononcer, emprûntant le non-vocabulaire de notre jeunesse gâtée. Autant avais-je trouvé intéressant sa démarche de venir
se former en Europe, autant lui conseillerais-je de prendre des loupes si les lunettes qu'ils chausse ne lui permettent guère plus de claivoyance.
Je ne me fatiguerai pas à comparer leur statistiques respectives, elles sont à l'avantage de l'espagnol, et ceci malgré sa blessure. Je dirai simplement que
Rubio n'était pas loin
de finir
MVP du championnat espagnol, en 2008 il n'avait que 17 ans.
Jennings, à bientôt 20 ans, est loin d'avoir accompli ce type de prouesse.
D'ailleurs je viens d'apprendre que
Rubio est parti faire des tests à Sacramento, justement.
Affaire à suivre pendant les quinzes prochaines années.